mardi 8 avril 2014

Bayeux

Matin : 6 km 
Visite de la ville
Participants : 64

Après-midi : 11 km 200
Participants : 64
Vitesse moyenne : 3,7 km/h.


Nos deux guides :  Janou et Thérèse


Encadrement :  
- André, Ange, Daniel, Jacky T., Jean-Claude.
Photos :
- Agnès, André. 
Mise en ligne : 
- André, Christian. 

Observations: 
- Temps gris. Air frais
- Visite de la ville (richesse du patrimoine architectural)
- Circuit randonnée de l'après-midi :  Très beaux chemins.
- Sans difficultés particulières.
- Altitude maxi : 62 m.

Informations complémentaires :
- Température : 10 degrés. Ressenti : 7 degrés 
- Vent : Ouest :  19 km/h.
- Hygrométrie : 16 %.



Un peu d'histoire
(source Wikipédia)
Fondée à l'époque gallo-romaine, au ier siècle av. J.-C. sous le nom d'Augustodurum, Bayeux est la capitale du Bessinautrefois territoire des Bajocasses, peuple de l'ancienne Gaule dont le nom apparaît dans Pline l'Ancien. Mais les preuves d'occupation humaine du territoire sont antérieures comme en témoigne le camp fortifié du cavalier d'Escures àCommes avec ses fortifications dominant la mer d'un côté et la vallée de l'Aure de l'autre. Un autre camp fortifié existait àCastillon d'une surface de trente-cinq hectares. Les historiens n'ont pas de preuves de l'existence d'une ville celte antérieure à l'intégration du Bessin dans l'Empire romain. Bayeux se limitait sans doute à des cabanes disséminées sur les bords de l'Aure et de la Drôme à l'emplacement de Saint-Loup-Hors et aux habitations des druides sur le mont Phaunus où ils célébraient leur culte. César envahit les Gaules et un de ses lieutenants, Titus Sabinus, entra dans leBessin et le soumit à la domination romaine.
Les informations que nous possédons sur le Bayeux antique restent succinctes. La ville est citée par Ptolémée, qui vivait sous Antonin le Pieux, sous le nom de Noemagus Biducassium (pour *Noviomagos Badiocasso: le nouveau marché desBadiocassi) et a gardé ce nom jusqu'à la domination romaine. Elle a été ensuite désignée sous le nom de Bajocassum. La grande rue actuelle en constituait déjà l'axe principal. Deux bâtiments thermaux, l'un sous l'actuelle église Saint-Laurent, l'autre sous l'ancienne poste, rue Laitière, sont attestés témoignant de l'adoption des coutumes et croyances romaines car on y a trouvé une tête sculptée de Minerve, conservée au musée Baron Gérard. La mise au jour auxixe siècle d'énormes blocs sculptés sous la cathédrale faisait pressentir l'existence d'un important édifice romain, ce qu'une campagne de fouilles menée en 1990 sur le bas-côté nord a confirmé. La ville a été bâtie à un carrefour important entre Noviomagus Lexoviorum (Lisieux) et Alauna (Valognes), axe que suit la decumanus maximus, l'actuelle Grand-rue. La ville s'est d'abord développée sur la rive ouest du fleuve, est devenue un centre commercial et artisanal important en Normandie. Sur le mont Phaunus, partagé entre Bayeux etSaint-Vigor-le-Grand, des fouilles archéologiques ont mis au jour des restes de nécropoles. Le mont Phaunus, ancien centre druidique, a fortement contribué à la construction de l'identité religieuse de la ville.
La cité s'entoure à la fin du iiie siècle d'une enceinte pour se protéger des invasions qui subsistera jusqu'au xviiie siècle. Vaste quadrilatère, on peut encore en suivre le tracé approximatif. La cathédrale occupait l'angle sud-est. Le château médiéval, à l'emplacement de la place De Gaulle, était à l'angle sud-ouest. Au fond des jardins des rues Bourbesneur au sud et Saint-Malo au nord, subsistent quelques pans de la fortification. Bayeux était alors une des cités les plus importantes de la Seconde Lyonnaise qui deviendra la Normandie. Elle était un des points forts du litus saxonicum, le système de défense côtier de l'Empire romain contre les pirates saxons et frisons, et une garnison romaine de lètes bataves y est attestée dans la notitia dignitatum. Les historiens situent le martyr de saint Floxel sous Maximin le Thrace vers 235-238 sur le mont Phaunus. Saint Exupère y aurait impulsé le premier élan de l'évangélisation. Saint Vigor, évêque de Bayeux y terrassa un dragon et créa un monastère. Au ve siècle, c'est l'installation de groupes de saxons originaires de Basse-Saxe et la région est appeléeOtlinga saxonia. À la fin du vie siècle, la population est christianisée et la ville prospère et devient un centre religieux, siège d'un épiscopat. Au ve siècle, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, Bayeux est rattachée à la Neustrie, les évêques augmentent leur pouvoir et sont parfois issus de la famille royale comme Hugues, le neveu de Charles Martel.

Période normande et guerre de Cent-Ans[modifier | modifier le code]

Les Vikings détruisent la ville en 890 mais elle est reconstruite sous le règne de Bothon, au début du xe siècle. Au xie siècle cinq bourgs se créent à l'extérieur de l'enceinte, essentiellement au nord et à l'est, traduisant le développement de la ville pendant la période ducale. Sous l'impulsion de l'évêque Hugues II et de son successeur, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, la ville s'enrichit d'une nouvelle cathédrale, dédicacée en 1077. C'est pourtant à cette période que la ville perd de l'influence. Guillaume le Conquérant décidant en 1050 d'installer la capitale de son duché à Caen.
En 1105, alors que le duché de Robert Courteheuse est envahi par son frère le roi d'Angleterre Henri Beauclerc, la ville est défendue par Gounier d'Aunay mais prise et incendiée pour montrer l'exemple aux autres villes de Normandie7. L'annexion de la Normandie au domaine royal capétien en 1204 renforce l'importance politique et économique de cette dernière. Bayeux compte alors une vingtaine d'églises paroissiales ou chapelles ; elle est assez riche pour acheter une charte communale à Richard Cœur de Lion8.
Entre le début du xiie siècle et la fin de la guerre de Cent Ans, Bayeux souffre à plusieurs reprises de pillages même si elle reste intacte jusqu'en 1417contrairement à des villes normandes comme Avranches ou Caen. Puis les Anglais s'emparent de la ville et la saccagent pendant de longues années en la forçant à se soumettre au roi d'Angleterre Henri V. Le roi de France Charles VII engage la reconquête de la Normandie avec la bataille de Formigny le 14 avril1450 et le siège de Bayeux où sont réfugiés les anglais du 4 au 16 mai. Le comte de Dunois reprend la ville et Charles VII amnistie ses habitants. 1450 marque le début d'une période de prospérité, de nouvelles familles accèdent au pouvoir, les anciennes ayant été décimées par la guerre et les épidémies. On construit des maisons et manoirs à tours dont il en reste une soixantaine disséminée dans la ville. Désormais, la pierre supplante progressivement le bois.
La Renaissance a laissé peu de traces. Parmi les plus belles créations de l'époque, on trouve l'église Saint-Patrice construite entre 1544 et 1548 et l'architecture intérieure de la chapelle de l'ancien palais épiscopal.

Bayeux, ville religieuse

Bayeux est le siège d'un évêché depuis le ive siècle (il a fusionné en 1801 avec le diocèse de Lisieux pour former le diocèse de Bayeux-Lisieux) et d'un vicomté de l'époque du duché de Normandie jusqu'en 1749. Le xviie siècle est celui du développement des institutions religieuses sous l'impulsion de Mgr de Nesmond. Bayeux est alors un grand chantier avec la construction du séminaire, de l'hôtel-Dieu, du couvent des bénédictines, du couvent des ursulines, de la charité Notre-Dame et de plus d'une dizaine d'hôtels particuliers. Il faut dire que Bayeux cristallise les affrontements entre calvinistes et catholiques, les insurgés protestants deviennent maîtres de la ville en 1562 et détruisent une grande partie du patrimoine religieux (statues, vitraux…). Suite au concile de Trente, Bayeux est un centre de la contre réforme et, entre 1615 et 1650, on compte l'installation de cinq institutions religieuses dans la cadre de la Contre-Réforme sous l'épiscopat de François de Nesmond. La ville compte un religieux pour dix habitants. Cette période laisse de nombreuses constructions caractéristiques du xviie siècle comme l'hôtel de Nesmond qui abrite aujourd'hui la tapisserie ou l'hôpital. C'est également l'époque de l'installation des premières manufactures de dentelle. Le développement du travail du textile renforce alors le caractère industrieux de la cité.
Il faut attendre le début du xviiie siècle pour que la ville connaisse de profondes modifications avec la destruction massive des remparts, le comblement des fossés et la construction d'hôtels particuliers témoignant du luxe de l'époque. Les années1770 sont marquées par deux événements politiques important : l’installation à Bayeux du Grand conseil de Normandie et la mise en place dans le cadre de la Guerre d'indépendance des États-Unis du champ de manœuvre militaire, dit camp de Vaussieux, à ses portes. Pour quelque temps, la cité accueille les plus hautes autorités judiciaires et militaires du royaume.

Dentelle et porcelaine[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Dentelle de Bayeux et Porcelaine de Bayeux.
En 1793, Joachim Langlois ouvre une manufacture de porcelaine à Valognes mais elle doit fermer en 1812 pour des raisons financières. Il décide de transférer son activité à Bayeux dans l'ancien couvent des bénédictines vacant après la Révolution. On compte trois étapes dans l'histoire de la manufacture qui coïncident avec les trois familles dirigeantes : l'époque Langlois (1812-1849), l'époque Gosse (1849-1878) et l'époque Morlent (1878-1951). La manufacture se ravitaille en kaolin dans la commune des Pieux. Cette matière première est réputée pour sa solidité et sa résistance aux hautes températures et aux chocs thermiques. À l'époque Morlent, la production se spécialise dans les pièces destinées aux laboratoires et acquiert une réputation internationale.
La dentelle de Bayeux est aussi célèbre. François de Nesmond confie aux sœurs de l'hôpital le soin de s'occuper des enfants assistés en 1676. Elles se lancent dans la confection dentellière mais celle-ci est modeste jusqu'au xviiie siècle avant un important essor. En 1784, plus de mille personnes travaillent dans les manufactures de la ville. À la suite de la Révolution, l'activité se sépare de l'Église, en 1824, vingt-cinq entreprises se consacrent à la fabrication de dentelle dont les plus célèbres sont les maisons Tardif et Carpentier-Delamare. La fabrication artisanale de dentelle au fuseau a beaucoup souffert de la mécanisation et le dernier atelier, la maison Lefébure a fermé en 1973. Un Conservatoire de dentelle existe à Bayeux et est spécialisé dans la création de luxe, il a travaillé pourHermèsDior et Christian Lacroix.

Époque contemporaine

Chars M4 Sherman et Jeep du 30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
Chars M4 Sherman et Jeep du 30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
Le centre ville en 2011.
Le centre ville en 2011.
Bayeux, au xixe siècle, célèbre pour son terroir agricole, ses dentelles et sa porcelaine ne subit pas de profondes modifications. Elle garde toujours son tracé médiéval et s'enrichit de demeures bourgeoises. Dès l'époque, on peut découvrir la célèbre tapisserie de la reine Mathilde, qui en est l'emblème. Une bibliothèque-musée ouvre ses portes en 1835.
La ville n'échappe pas aux bouleversements apportés par les découvertes scientifiques et techniques du xixe siècle. La ligne de chemin de fer Paris-Cherbourg est inaugurée le  par l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie, l'éclairage public au gaz fait son apparition en 1861, l'eau courante en 1886 et l'électricité en 1913. Le premier cinéma, le Cinéma Normandie ouvre en 1923.
En 1940, Bayeux est occupée par les troupes allemandes, ce qui permet à ces dernières de contrôler les côtes.
Les réseaux de résistance sont démantelés mais des noms restent, comme celui de Guillaume Mercader, coureur cycliste qui se servait de ses entraînements sur les routes du Bessin pour transporter des messages.
Le , au lendemain de l'opération Neptune, les troupes britanniques débarquées sur la plage Gold libèrent Bayeux, qui devient, pour la France continentale, la première ville (titre également revendiqué par Sainte-Mère-Église, alors peuplée de plus de 1 100 habitants, libérée dans la nuit du 5 au 6 juin9) et sous-préfecture libérée10. Cette libération intervient 19 mois après celle d'Alger et huit mois après celle d'Ajaccio.
Bayeux, épargnée lors des combats de juin 1944, a servi de refuge pour les blessés victimes des bombardements de la bataille de Normandie et est une des rares villes du Calvados restée intacte.
Le 14 juin, dès son arrivée sur le sol français à Courseulles-sur-Mer, le général de Gaulle se rend à Bayeux qu'il traverse à pied, entouré d'une foule enthousiaste, avant de prononcer un discours dans lequel il affirme l'appartenance de la France aux pays alliés. Il installe François Couletcommissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française dans l'actuelle sous-préfecture et désigne Raymond Triboulet sous-préfet après la révocation de Pierre Rochat, nommé par Vichy en 194211.
De nombreux monuments commémorent cette période, dont le plus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale en France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques, 17 Australiens, 8 Néo-Zélandais, 1 Sud-Africain, 25 Polonais, 3 Français, 2 Tchèques, 2 Italiens, 7 Russes, 466 Allemands et 1 non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques, 270 Canadiens et 1 Sud-Africain. Le Musée Mémorial de la Bataille de Normandie présente une riche collection d'uniformes du jour J.[réf. nécessaire]
Charles de Gaulle revient à Bayeux le  pour inaugurer une stèle sur la place qui porte aujourd'hui son nom. Il prononce alors le discours de Bayeux dans lequel il présente les bases de ce qui deviendra la Constitution de 1958.

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